Un membre du WSSCC partage cinq enseignements tirés de la formation sur la gestion de l’hygiène menstruelle

Date: 17th May 2017

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Neha Basnet, membre du WSSCC, a récemment participé à une formation du WSSCC sur la gestion de l’hygiène menstruelle au Népal. Elle partage avec nous ce qu’elle a appris et nous donne quelques recommandations

Dans le cadre des démarches que le WSSCC entreprend pour aider les gouvernements à inclure la gestion de l’hygiène menstruelle (GHM) dans leurs politiques nationales, le WSSCC propose trois types de formation à la GHM :

  • La formation des formateurs à l’attention de représentants officiels gouvernementaux de niveau intermédiaire et de partenaires dont la mission est de former des professionnels de différents niveaux occupant des postes au sein du gouvernement
  • Formation sur les programmes de GHM à l’attention des responsables en charge de l’élaboration de politiques
  • Formation aux stratégies et plans de mise en œuvre à l’attention de groupes spécifiques

    Des participantes. ©WSSCC

En février, Neha Basnet a participé à une formation des formateurs d’une semaine au Népal, pays où le gouvernement encourage et soutient la GHM. Au service de GUTHI depuis trois ans, une ONG népalaise de promotion de l’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène (WASH) pour les populations urbaines à bas revenus, elle fait campagne pour la sensibilisation à l’hygiène menstruelle.

Elle partage avec nous ce qu’elle en pense

1.Nous ne pouvons pas aborder les problèmes de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (WASH) sans tenir compte de la dimension genre.

Selon Neha, l’intégration des questions de genre dans la planification du développement et la conception des infrastructures est essentielle pour faire en sorte que tout le monde tire les avantages des mesures mises en œuvre. Une meilleure compréhension des défis qui se posent aux femmes permettra d’améliorer la conception des programmes.

« Par exemple, les femmes et les filles souffrent d’infections et d’une mauvaise santé en raison de conditions d’hygiène menstruelle déplorables et lorsque les femmes doivent s’épuiser pour se procurer de l’eau à des fins sanitaires, elles s’exposent aux risques de viol. Les difficultés auxquelles elles doivent faire face doivent être prises en compte dans la planification de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène ».

Neha Baset

2. La GHM ne se réduit pas à l’utilisation de serviettes hygiéniques

Les tabous et la stigmatisation autour de la menstruation engendrent le silence et la souffrance. « Une menstruation en toute sécurité implique de rompre le silence avec son entourage, sa communauté et bien au-delà, et de savoir comment réutiliser ou se débarrasser correctement des serviettes hygiéniques usagées. Tout cela n’est possible que si tout le monde est sensibilisé au processus et y prend part » déclare Neha.

3. Nous devrions utiliser les outils et techniques qui sont à notre disposition

Les outils pour apprendre à gérer l’hygiène menstruelle comme la roue du cycle menstruel et les vidéos informatives sont très utiles, notamment parce qu’ils s’adressent à un large public. « Dans mon pays, il existe encore beaucoup d’endroits où les femmes sont diabolisées quand elles ont leurs règles, et ce depuis des millénaires. Des filles meurent à cause de pratiques dangereuses. Les outils numériques peuvent permettre de révéler ces coutumes dangereuses et faire pression pour que cela change » indique-t-elle.

4. Nous ne pouvons pas ignorer le traitement des déchets menstruels

« [Grâce à la formation, nous avons découvert qu’]il existe des moyens écologiques de mettre les serviettes hygiéniques au rebut. Je pense qu’il faut les mettre en place partout. Par exemple, les autoclaves, l’incinération des déchets à une température constante ou l’utilisation de serviettes hygiéniques biodégradables. Il faut également sensibiliser au tri des déchets menstruels qui doivent être séparés des déchets ménagers » nous dit Neha.

5. N’Oublions Personne

« Tant que quelqu’un est laissé de côté ou n’a pas le droit à une vie digne, nous ne pouvons crier victoire. Les formations à la gestion de l’hygiène menstruelle (et les programmes WASH en général) peuvent bénéficier de la participation de populations marginalisées. Nous pouvons en savoir plus sur le stress psychosocial qui peut les affecter ou qui peut même les empêcher d’accéder à l’hygiène et à la santé. Il nous faut comprendre les problèmes auxquels les autres font face afin de relever les défis, ensemble » conclut Neha.

Nos formations sont aussi dediées au hommes.©WSSCC

Depuis 2012, le Conseil a formé près de 1 400 personnes au Burkina Faso, au Cameroun, en Inde, au Kenya, au Mali, au Népal, au Niger, au Sénégal, en Tanzanie et au Togo.  La plupart des séances de formation visent à former des formateurs en gestion de l’hygiène menstruelle (GHM) qui sont au service de gouvernements et qui pourront à leur tour former d’autres personnes.

Les formateurs ont également accès à notre plate-forme exclusive de formateurs GHM sur Yammer, pour un partage d’idées et de bonnes pratiques.

Envoyez-nous un e-mail à l’adresse members@wsscc.org ou wsscc@wsscc.org si vous souhaitez participer à une formation GHM organisée par le WSSCC.

 

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