Priorité au bien-être des femmes : la lutte d’un membre du WSSCC pour mettre fin à la stigmatisation liée aux menstruations

Date: 6th March 2017

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En tant que modèle en matière d’assainissement et d’hygiène, les membres du WSSCC transmettent des connaissances, créent des partenariats, prônent les valeurs qu’ils défendent et sensibilisent les principaux groupes de parties prenantes. La responsable des adhésions, Daniela Valencia, confirme que Daniel Iroegbu ne fait pas exception à la règle.

Daniel sensibilise les élèves au lavage des mains et assure des formations sur la gestion de l’hygiène menstruelle dans les écoles. Crédit photo : Daniel Iroegbu.

En tant que fervent défenseur des pratiques d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH), Daniel Iroegbu s’implique pleinement dans toutes les activités de ce secteur, souvent dans des circonstances difficiles, dans le cadre de sa mission visant à améliorer la vie des femmes et des filles vivant dans les zones rurales les plus reculées du Nigéria. Avec son organisation, la Global Dental Health Care Foundation, le travail de Daniel s’étend bien au-delà de la prestation de services de soins dentaires. Il encourage activement le lavage des mains dans les écoles, fournit des soins prénatals aux femmes enceintes, administre des traitements vermifuges aux enfants de moins de cinq ans et organise des formations de gestion de l’hygiène menstruelle.

Daniel explique que sa passion est née de la visite d’une communauté rurale lorsqu’il était enfant, où il a été frappé par la vulnérabilité des femmes et des enfants face au manque d’eau, aux mauvaises conditions sanitaires, à la défécation à l’air libre et à un accès limité aux services de santé.

Depuis, il travaille sans relâche auprès des écoles, des autorités, de la société civile, du secteur privé et des chefs des communautés locales, y compris les autorités religieuses, pour les former à la gestion de l’hygiène menstruelle (GHM) dont ils ont tant besoin. En rassemblant les personnes compétentes, en facilitant les discussions ouvertes et en assurant une meilleure compréhension de la GHM auprès des femmes et des hommes de tous les groupes d’âge, Daniel brise les tabous et le silence qui entourent la menstruation.

« Il ne s’agit pas seulement de distribuer des serviettes hygiéniques », explique Daniel en évoquant le manque de connaissances sur l’hygiène menstruelle, « mais aussi de modifier la perception et l’attitude des élèves, ainsi que des hommes du village, qui affectent le comportement [des filles] et perturbent même leur apprentissage.

« Par exemple, continue-t-il, j’ai parlé avec une jeune fille qui s’était mise à pleurer lorsqu’elle avait dû se lever en classe pour répondre à une question et que tous ses camarades s’étaient moqués d’elle et l’avaient ridiculisée parce qu’elle avait ses règles. » Daniel a ensuite comparé cet exemple à celui d’une jeune élève dont la mère lui avait expliqué les changements qui allaient se produire dans son corps et qui était ainsi bien mieux équipée pour gérer sa menstruation, sans aucune confusion ou honte.

En s’appuyant sur ses propres connaissances acquises grâce à ses recherches académiques et aux rapports et études du WSSCC sur les conséquences d’un mauvais assainissement et d’un manque d’hygiène, Daniel mène des actions de sensibilisation aux pratiques WASH en utilisant des données chiffrées et une base de connaissances solide. Ceci lui a permis d’obtenir l’appui du ministère de l’Éducation, des autorités locales et des chefs de communautés influents qu’il appelle à agir de manière plus active.

Daniel explique qu’une fois mis devant les faits, les chefs de communautés reconnaissent leurs limites et leur incapacité à résoudre à eux seuls les problèmes d’assainissement et d’hygiène de leur communauté. « Lorsqu’ils rencontrent une personne disposée et prête à s’attaquer à ces problèmes difficiles, ils n’ont d’autre choix que de saisir cette opportunité. Ils viennent parfois de très loin pour solliciter mon aide », ajoute-t-il.

Daniel est un ambassadeur WASH. Il s’entretient avec la Commission pour l’éducation de base universelle, le Commissaire à la santé et le Conseil d’éducation secondaire et convoque des chefs d’établissements et des directeurs d’écoles primaires. Tout d’abord, il les sensibilise au problème, puis il élabore avec eux un programme de travail. Il supervise également ce travail, en menant des recherches et des études pilotes, y compris une évaluation au terme des sessions de formation pour évaluer le degré d’acquisition des connaissances des participants.

Daniel souligne l’importance de travailler de manière intersectorielle. « Il ne s’agit pas de se focaliser sur un secteur en particulier. Les secteurs religieux, éducatifs, de santé et des médias doivent tous être impliqués, car une fois sensibilisés au problème, ils transmettront à leur tour le message. » En joignant ses forces à celles d’un groupe de femmes journalistes, Daniel a pu atteindre bien plus de personnes qu’il n’aurait pu le faire en étant seul. Les journalistes relaient son message et promeuvent de meilleurs services d’assainissement et d’hygiène, ainsi que des connaissances plus approfondies en la matière, à travers des émissions de radio et de télévision. « Dans cette région du monde, la radio a de l’importance car c’est le premier moyen d’informer les populations rurales », ajoute-t-il.

Malgré sa détermination et son approche collaborative, Daniel fait face à un défi de taille. Bien qu’une poignée d’individus ait soutenu son travail en donnant des fournitures, l’avenir de son initiative est incertain. Les autorités concentrent leurs efforts sur les grandes villes au détriment des communautés rurales, obligeant Daniel à se battre pour poursuivre ses activités sans bénéficier des ressources adéquates. « Il est difficile d’atteindre ces populations, explique-t-il. Nous avons du mal à intervenir dans les zones rurales, car nous avons besoin de plus de matériel pour organiser la formation, dont un véhicule utilitaire, des projecteurs et même des générateurs, car il n’y a pas d’électricité. » La capacité de Daniel à étendre son travail à d’autres communautés est soumise à l’allocation de financements supplémentaires qu’il espère recevoir bientôt.

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