Le bureau camerounais de l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU Femmes) et le Conseil de concertation pour l’approvisionnement en eau et l’assainissement (WSSCC) présentent les résultats d’une étude sur l’hygiène menstruelle au Cameroun

Date: 3rd November 2015

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Yaoundé, le 02 novembre 2015. Le bureau camerounais de l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU Femmes) et le Conseil de concertation pour l’approvisionnement en eau et l’assainissement (WSSCC), présenteront officiellement les résultats d’une étude sur l’hygiène menstruelle au Cameroun le mardi 3 novembre 2015 à Yaoundé.

L’étude, intitulée « Gestion de l’hygiène menstruelle : comportements et pratiques à Kye-Ossi et Bamoungoum, au Cameroun » est la troisième d’une série publiée par le Conseil de concertation pour l’approvisionnement en eau et l’assainissement (WSSCC) et ONU Femmes dans le cadre du programme conjoint « Genre, Hygiène et Assainissement » mené en Afrique de l’ouest et du centre. Elle porte sur la gestion de l’hygiène menstruelle chez les femmes et les filles au Cameroun.

Les principales conclusions sont les suivantes :

  • Faible niveau de connaissance des principes d’hygiène menstruelle dans l’échantillon scolaire et général : les filles scolarisées au moment de l’étude, ou qui l’avaient été auparavant, ont indiqué avoir assisté à des cours sur les changements corporels et l’hygiène menstruelle à l’école. Toutefois, elles avaient les mêmes pratiques de lavage et d’élimination des produits hygiéniques que celles qui n’avaient jamais été scolarisées. Ceci suscite des questions quant à la nature et la pertinence des informations diffusées au sein et en dehors du système scolaire.
  • Mauvais entretien des installations sanitaires scolaires contribuant à un usage sporadique par les filles, notamment lors de leurs règles: la majorité des écoles visitées disposaient de latrines. Mais en raison du manque d’entretien de ces latrines (seules 20 % étaient propres à Kye-Ossi, et 42 % à Bamoungoum), les filles ne s’en servent que sporadiquement, surtout lorsqu’elles ont leurs règles. Parallèlement, 22 % des femmes actives réduisent leurs activités lors de leurs menstruations. L’absence de toilettes publiques en état d’être utilisées est leur principale préoccupation (33 %), suivie par la crainte de tâches (éventuelles) sur leurs vêtements, l’absence d’un espace privé où se changer et l’inconfort physique associé aux menstruations.
  • Impact négatif de l’absence de systèmes de gestion des déchets sur les conditions de vie: les protections hygiéniques sont principalement jetées dans les latrines ou toilettes – c’est ce que rapportent 85 % des femmes de l’échantillon scolaire et général, ce qui présente un risque pour l’environnement et pour l’entretien des latrines/toilettes.

L’étude a été effectuée en 2014 dans deux régions aux profils socioculturels très différents : Kye-Ossi dans le sud et Bamoungoun dans l’ouest du pays. Elle s’est intéressée aux comportements et pratiques actuelles en matière de gestion de l’hygiène menstruelle et analyse les politiques et infrastructures publiques dans le secteur de l’hygiène, de l’eau et de l’assainissement. L’étude a également vérifié la disponibilité et la pertinence d’informations sur la gestion de l’hygiène menstruelle, et elle a évalué leurs impacts sur les pratiques en matière d’hygiène, les conditions de vie de la population, leur santé, ainsi que sur le niveau d’éducation et d’emploi des femmes et des filles.

Seront présents à la cérémonie de présentation des conclusions de cette étude des fonctionnaires du gouvernement, des membres du corps diplomatique et du personnel du WSSCC, et des organisations de la société civile. Elle sera l’occasion d’initier un plaidoyer en faveur de la prise en considération de l’hygiène menstruelle dans le programme national camerounais, tant dans la planification stratégique et politique qu’au niveau communautaire, ce qui contribuera à la meilleure réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD).

ONU Femmes et le WSSCC travaillent de concert à la mise en oeuvre du programme conjoint « Genre, Hygiène et Assainissement » mené en Afrique de l’ouest et du centre, qui a pour objectif de faire évoluer les politiques publiques et les comportements dans la région afin de renforcer le droit humain des femmes et des filles en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement.

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