SELON LE GSF, L’ASSAINISSEMENT ET L’HYGIÈNE ONT LARGEMENT PROGRESSÉ DANS 13 PAYS EN DÉVELOPPEMENT

Date: 2nd June 2015

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Selon un nouveau rapport, le Fonds Mondial pour l’Assainissement (GSF) a soutenu les pouvoirs publics et des centaines de partenaires nationaux dans 13 pays s’étendant du Cambodge au Sénégal, pour permettre à 7 millions de personnes et plus de 20 500 communautés de mettre fin à la défécation à l’air libre.

Ces chiffres sont publiés dans le dernier Rapport d’avancement du GSF (lien vers le rapport, photos), qui met en avant les résultats cumulés obtenus par le Fonds depuis son lancement jusqu’à la fin de l’année 2014. Les programmes nationaux soutenus par le GSF ont permis :  

  • à 4,2 millions de personnes de disposer de toilettes améliorées ;
  • à 7 millions de personnes vivant dans plus de 20 500 communautés d’être libérées de la défécation à l’air libre ; et
  • à 8 millions de personnes d’avoir accès à des installations pour se laver les mains.

Actuellement, 2,5 milliards de personnes, soit 40 % de la population mondiale, ne bénéficient pas d’un assainissement décent. Parmi elles, plus d’un milliard pratiquent la défécation à l’air libre. Les maladies diarrhéiques, dues en grande partie à de mauvaises conditions d’assainissement et d’hygiène, sont une des principales causes de la malnutrition, du retard de croissance et de la mortalité infantile, coûtant chaque année la vie à environ 600 000 enfants de moins de cinq ans. L’inadéquation des installations influe aussi sur l’éducation et sur la productivité économique ; elle porte atteinte à la dignité des filles et des femmes, et elle nuit à leur sécurité personnelle.

Établi par le Conseil de Concertation pour l’Approvisionnement en Eau et l’Assainissement (WSSCC), le GSF finance des activités de changement comportemental pour aider un grand nombre de personnes pauvres vivant dans les zones les plus isolées à parvenir à un assainissement sûr et à adopter de bonnes pratiques d’hygiène. Pilotées par les communautés, ces activités soutiennent les efforts nationaux et rassemblent des acteurs divers de façon à s’attaquer à grande échelle aux graves déficits d’accès à l’assainissement et à l’hygiène.

Le GSF est un dispositif de fonds communs, qui possède le potentiel nécessaire pour accélérer l’accès à l’assainissement de centaines de millions de personnes au cours des 15 prochaines années. Le rapport du GSF fait état d’une hausse de près de 90 % du nombre de personnes vivant dans un environnement exempt de défécation à l’air libre, dans les régions cibles de 13 pays  d’Afrique et d’Asie (1), pour la seule période 2013 à 2014. Simultanément, le nombre de personnes ayant accès à des toilettes améliorées a également augmenté de 55 % dans ces mêmes régions, grâce au soutien du GSF. Le système des Nations Unies considère les fonds mondiaux comme un outil important susceptible de permettre aux pays membres d’atteindre leurs objectifs de développement national, notamment en matière d’assainissement et d’hygiène (2).  

« Ces résultats montrent que nous nous rapprochons de notre vision d’un monde où chacun bénéficie d’installations d’assainissement et d’hygiène stables, soutenues par de l’eau salubre, a déclaré Chris Williams, directeur exécutif du WSSCC. Une étape cruciale a été franchie vers l’amélioration de la santé, la réduction de la pauvreté et la réalisation de la durabilité environnementale pour les personnes les plus marginalisées au monde. » 

Le GSF a obtenu ces résultats grâce à l’action de plus de 200 partenaires, notamment des agences d’exécution et des agences de mise en œuvre, composées de représentants des autorités publiques, d’organisations internationales, d’institutions universitaires, des Nations Unies et de la société civile. L’un des principaux facteurs de réussite de la méthode du GSF réside dans la flexibilité accordée aux pays, de façon à ce qu’ils puissent élaborer leurs programmes en tenant compte de leur contexte institutionnel et de leurs propres besoins d’assainissement et d’hygiène, des capacités du secteur et des parties concernées. Utilisée pour atteindre de nombreux ménages sur une assez brève période de temps, cette méthode de mise en œuvre est cruciale pour la diffusion des pratiques sûres d’assainissement et d’hygiène. 

« Le GSF est l’un des rares fonds soutenant les programmes d’assainissement et d’hygiène pilotés par les pouvoirs publics et financés par des donateurs, a ajouté Chris Williams. Il est particulièrement bien placé pour servir de catalyseur à tout le secteur et faire figure de modèle pouvant être reproduit par ceux qui s’intéressent au changement comportemental à grande échelle. »

Pour atteindre une certaine envergure, les agences de mise en œuvre ont dû identifier les groupes stratégiques influents et faire appel efficacement aux leaders naturels, aux dirigeants religieux et locaux, ou aux centaines de personnes pouvant jouer le rôle de défenseurs de l’assainissement et de l’hygiène. Les programmes soutenus par le GSF possèdent un dispositif de mise en œuvre locale engageant les ménages dans des milliers de villages, ce qui permet aux populations de prendre des décisions informées sur les comportements d’assainissement et d’hygiène pouvant améliorer leur santé, leur niveau d’instruction et leur productivité.

Le rapport met également en évidence l’impact du GSF sur les programmes nationaux. En Ouganda, plus de 1,4 million de personnes vivent à présent dans des environnements exempts de défécation à l’air libre, grâce aux activités financées par le GSF, et près de 3 millions de personnes ont été destinataires de messages sur l’hygiène, diffusés dans le cadre d’une intervention des autorités locales décentralisées. À Madagascar, plus de 1,3 million de personnes, dans les 22 régions du pays, vivent également dans des environnements exempts de défécation à l’air libre, tandis qu’en Inde, 782 000 personnes ont accès à des installations pour se laver les mains, grâce au programme appuyé par le GSF.

« L’accès à un meilleur assainissement doit devenir une réalité durable pour chacun, quels que soient son âge, son sexe ou ses capacités, de façon à ce que tout le monde puisse bénéficier de ses bienfaits, en termes de santé et autre, a indiqué David Shimkus, directeur des programmes du GSF. Ce rapport démontre que les programmes soutenus par le GSF permettent d’accomplir des progrès majeurs dans le domaine de l’assainissement et de l’hygiène pour les plus vulnérables ; tous les acteurs concernés poursuivront leur action commune pour veiller à ce que les progrès soient maintenus. »

The Governments of Australia, Finland, the Netherlands, Sweden, Switzerland and the United Kingdom have contributed to the GSF since its establishment in 2008. Close to $105 million has been committed for 13 country programmes, which aim to reach 36 million people.

Depuis sa fondation en 2008, le GSF bénéficie des contributions des gouvernements d’Australie, de Finlande, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, de Suède et de Suisse. Près de 105 millions USD ont été engagés dans 13 programmes nationaux, ciblant 36 millions de personnes.


[1] Bénin, Cambodge, Éthiopie, Inde, Kenya, Madagascar, Malawi, Népal, Nigéria, Ouganda, Sénégal, Tanzanie et Togo.

[2] Cf. projet de document final de l’accord d’Addis-Abeba qui devrait résulter de la troisième Conférence internationale sur le financement du développement, et également le document de travail sur le financement du développement durable du Réseau des solutions pour le développement durable, ainsi que celui sur le rôle des fonds mondiaux dans le programme de développement pour l’après-2015

 

 

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